Un cheveu ondulé peut présenter des besoins opposés à ceux d’un cheveu bouclé, alors qu’ils partagent parfois une structure moléculaire similaire. Les classifications classiques, souvent reprises dans les salons, ne suffisent pas à cerner la diversité réelle des textures capillaires. L’épaisseur, la porosité et la densité influencent la réaction aux soins, bien plus que la simple apparence à l’œil nu.
Une méthode d’identification fiable repose sur la combinaison de plusieurs critères, rarement appliqués conjointement. L’utilisation de produits inadaptés aggrave les déséquilibres naturels, freinant la santé et la vitalité du cheveu sur le long terme.
Pourquoi la nature des cheveux influence tout, de la coiffure aux soins
Cheveux raides, bouclés, crépus, lisses : la diversité capillaire va bien au-delà d’une question de style. Chaque mèche porte la trace d’une histoire génétique, une origine ethnique qui laisse sa marque jusque dans la forme même de la fibre. La nature des cheveux n’est pas un simple détail : elle façonne le choix des soins, la fréquence des gestes et la façon dont la chevelure répond aux sollicitations du quotidien.
Chez beaucoup de personnes d’origine asiatique, les cheveux lisses et épais prédominent ; la fibre aplatie des cheveux afro donne naissance à des chevelures frisées ou crépues, à la fois denses et vulnérables. Les chevelures caucasiennes, elles, couvrent tout le spectre du raide au bouclé. Mais au-delà de la forme, la réaction du cheveu à l’humidité, à la chaleur ou aux produits coiffants varie considérablement selon la texture.
Pour bien comprendre, voici les paramètres à intégrer :
- Épaisseur : un cheveu très fin réclame des soins légers, tandis qu’un cheveu épais supporte des formules plus concentrées.
- Densité capillaire : elle module le volume apparent et influence le choix des coupes et coiffures.
- Porosité : c’est la capacité du cheveu à absorber et retenir l’hydratation, ce qui conditionne sa résistance et sa douceur.
La génétique trace la ligne de départ, mais l’environnement et les habitudes de vie dessinent la suite : pollution, alimentation, exposition au soleil, traitements chimiques… Tous ces facteurs laissent leur empreinte. Adapter sa routine à ces réalités, c’est donner à sa chevelure toutes les chances de révéler son potentiel.
Quels sont les grands types de cheveux et comment les reconnaître facilement ?
Un classement en quatre grandes familles
La texture des cheveux se divise en quatre grandes familles, chacune avec ses nuances. Ce système, qui va du type 1 au type 4, permet de parler le même langage entre coiffeurs, spécialistes et passionnés.
- Type 1 : cheveux raides ou lisses
Naturellement droits, brillants, peu volumineux. Le sébum circule facilement, ce qui favorise l’aspect gras. Trois sous-types : 1A (très fins, plats), 1B (plus épais, pouvant présenter une légère ondulation), 1C (épais, difficile à onduler). - Type 2 : cheveux ondulés
Forme de S plus ou moins marquée. Apparition de frisottis. 2A (ondulation légère, cheveu souple), 2B (ondulations nettes, tendance à gonfler), 2C (proches du bouclé, épais, volume marqué). - Type 3 : cheveux bouclés ou frisés
Boucles en spirale, volume prononcé, besoin d’hydratation accru. 3A (boucles larges, souples), 3B (boucles plus serrées, ressort marqué), 3C (boucles très serrées, densité forte). - Type 4 : cheveux crépus
Boucles très serrées en S ou en Z, aspect nuageux. 4A (spirales serrées), 4B (forme de Z, toucher coton), 4C (boucles ultra-serrées, fort rétrécissement, grande fragilité).
L’identification du type de cheveux se fait en observant la forme naturelle de la mèche après séchage à l’air libre. Scrutez la courbure, la densité, le diamètre. Cette lecture minutieuse permet d’ajuster sa routine : shampooing, choix de coupe, protection contre l’humidité ou la chaleur. Connaître son type de cheveux, c’est s’offrir une longueur d’avance pour chaque geste capillaire.
Zoom sur la porosité, la densité et l’épaisseur : des critères essentiels à ne pas négliger
Porosité : la clé de l’hydratation
La porosité évalue la capacité du cheveu à absorber et retenir l’eau. Trois profils émergent : faible, moyenne, élevée. Lorsque la porosité est basse, les cuticules sont serrées : les soins pénètrent lentement, l’hydratation reste. Une porosité moyenne offre un bon équilibre, la fibre absorbe bien les soins. Si la porosité est élevée, les cuticules sont ouvertes : le cheveu boit rapidement mais se dessèche tout aussi vite, d’où la nécessité de sceller l’hydratation avec des huiles ou crèmes adaptées.
Densité capillaire : le nombre fait la force
La densité correspond au nombre de cheveux par centimètre carré. Une chevelure très dense donne du volume, mais demande plus de soin pour éviter l’alourdissement. Si la densité est faible, le cuir chevelu peut se deviner : il faut privilégier des textures légères et travailler le mouvement. La densité varie d’une personne à l’autre, selon l’âge et les origines.
Épaisseur : l’échelle du diamètre
L’épaisseur, c’est le diamètre individuel du cheveu. Un cheveu fin est plus vulnérable, sensible à la casse et à la chaleur. Un cheveu moyen s’adapte à de nombreux soins. Un cheveu épais est solide, mais parfois difficile à discipliner ou à sécher. Ne confondez pas épaisseur et densité : une chevelure peut être dense avec des cheveux fins, ou l’inverse.
Retenons les trois axes d’analyse :
- Porosité : absorption et rétention de l’eau
- Densité : nombre de cheveux, effet visuel
- Épaisseur : diamètre, résistance
Prendre le temps de combiner ces critères permet d’aller bien plus loin que la simple observation de la forme des boucles ou des ondulations.
Adopter une routine capillaire sur-mesure selon son type de cheveux
Le sur-mesure, ce n’est pas du marketing : c’est la réalité biologique
Chaque type impose ses propres règles. Pour les cheveux raides, le sébum se répartit en un clin d’œil : le risque de racines grasses est réel. Privilégiez des shampoings doux, purifiants, et évitez toute surcharge de soins nourrissants qui étoufferaient la fibre.
Les cheveux ondulés exigent un subtil équilibre : il s’agit de dompter les frisottis tout en préservant la souplesse de la vague. Une crème légère, un gel activateur de boucle : souvent, il n’en faut pas plus. Inutile de multiplier les huiles.
Dès que la texture gagne en épaisseur, boucles, frisures, crépus, le défi change d’ampleur. Ces chevelures réclament une hydratation intense, des soins nourrissants, des gestes doux. On hydrate, puis on scelle avec une huile adaptée. Les masques réguliers préviennent la casse. Pour les cheveux crépus, champions de la sécheresse, chaque section mérite une attention particulière, sans jamais tomber dans l’excès de produit.
Pour clarifier, voici quelques repères concrets :
- Porosité élevée : le cheveu absorbe vite mais perd tout aussi vite ; scellez l’hydratation avec des huiles.
- Densité faible : privilégiez la légèreté, évitez les soins trop riches qui étouffent la fibre.
- Épaisseur forte : un démêlage patient s’impose, complété par des soins profonds réguliers.
L’entretien doit aussi s’adapter à la production de sébum. Si les cheveux sont secs, limitez les lavages et misez sur la nutrition. Pour des cheveux mixtes, traquez les racines à purifier tout en protégeant les longueurs. Quant aux traitements chimiques et à la chaleur, la prudence reste de mise, quelle que soit la nature du cheveu. La routine idéale ? Elle se construit pas à pas, selon vos observations, et s’ajuste au fil des saisons comme des expériences.
À chaque tête son histoire, à chaque fibre ses exigences. Savoir décrypter la nature de ses cheveux, c’est reprendre la main sur un atout qui ne ment jamais devant le miroir.


